Le RSI signifie « Relative Strength Index » est un indicateur très efficace et très utilisé qui permet de mettre en relief la force des cours, leur accélération et leur stabilisation. Son observation permet d’identifier plus facilement les signaux de retournement et peut fournir de précieuses indications pour établir des objectifs de prix.

Grâce aux zones de « sur-achat » et de « sur-vente », il est également possible de dénicher de bonnes opportunités de vente et d’achat.

Le RSI est un indicateur qui fut développé par J. Welles Wilder dans les années 1970 et introduit dans son livre « New concept in technical trading systems » (1978), présenté comme un indicateur de mesure de la dynamique des marchés grâce à la comparaison des gains et des pertes sur une période donnée.

Le calcul de l’indicateur se fait de la manière suivante :

G correspond à une moyenne des gains sur la période, tandis que P correspond à une moyenne des pertes sur la période. Grâce à leur succession, ces formules permettent de calculer un RSI sous forme de ligne continue.

Le RSI s’articule autour d’une zone de neutralité (50%), avec une zone de vente (lorsque le RSI retombe sous 70%) et une zone d’achat (lorsque le RSI franchit les 30%). Le RSI est un indicateur borné qui fluctue entre 0 et 100. Ainsi, la zone de sur-vente se situe entre 0% et 30%, la zone de sur-achat se situe entre 70 et 100. La zone entre 30 et 70 est une zone dite neutre.

Ainsi, lorsque le RSI évolue au dessus de 70, cela signifie que ce n’est pas le moment d’acheter. Tandis que si le RSI évolue sous 30, cela veut plutôt dire que ce n’est pas le moment de vendre.

Ci-dessous, un exemple de RSI sur le CAC 40 :

Les niveaux d’achat et de vente sont symbolisés par la bande blanche, entre 30% et 70%.

On peut clairement voir que début décembre et mi-mars ont été des périodes très concluantes. De même, à plusieurs reprises, la chute du RSI a bel et bien laissé présager des retournements de tendance.

Nous allons maintenant nous intéresser à plusieurs situations particulières, assez significatives.

Situation 1

Ci-dessus, le RSI a franchi les 50% assez rapidement, après être passé dans la zone de sur-vente, alors que l’indice touchait un plus bas de plusieurs mois. Ceci représente un signal de retournement et un signal d’achat. La cassure de la zone de neutralité à 50% valide le signal d’achat, amorcé grâce au rapide passage dans la zone de survente. De plus, la stabilisation du RSI alors que l’indice plongeait, suivi par une accélération de l’indicateur au-delà de 50% permet de valider fermement le retournement, avec le démarrage d’une nouvelle tendance qui dure ensuite environ 3 mois.

Situation 2

Ci-dessus, la tendance du titre EADS sur 1 an. On peut noter la formation d’un double bottom (ellipse violette) sur le RSI, à la suite d’une première jambe nettement baissière. L’indicateur est à ce moment précis clairement survendu (touchant le niveau 30) et un rebond se forme sur le titre. Cependant le RSI s’arrête à 40% et un point encore plus bas apparaît sur le cours, en dessous de 19 euros. En formation en stabilisation/accélération se forme alors, avec le RSI qui parvient à franchir la zone neutre des 50%, validant  de ce fait un signal d’achat qui retourne le court à la hausse et cette nouvelle tendance parvient au final, après 2 cassures, à amener le titre à 25 euros 4 mois plus tard. Ce moment est ensuite directement suivi par une survente très forte, apparue brutalement suite à la confirmation des objectifs 2011 alors que les investisseurs prévoyaient de meilleurs chiffres.

Situation 3

Ci-dessus, le titre France Telecom sur environ 6 mois. Un élément important est la stabilisation, une fois encore, du RSI face à la chute du titre qui continue. On a un RSI en triple bottom dans le cercle mauve, qui reste cependant stable, malgré la forte baisse du titre. Cette formation est un signal avant-coureur de retournement, confirmé ensuite par l’accélération du RSI au-delà de la zone de neutralité des 50%. Cependant, ce résultat est à modérer par la baisse des volumes, qui pourrait signifier un manque d’engouement des investisseurs pour la hausse. Les vendeurs pourraient alors l’emporter sur les acheteurs, provoquant une sorte de double dip. Toutefois, il est assez peu risqué de jouer une position à l’achat à court terme, comme on le voit avec le début de rebond du titre. Le RSI présente donc aussi une efficacité importante à CT.

Situation 4

Voici ci-dessus le titre Alcatel-Lucent. On a encore ici une configuration en stabilisation/accélération assez marquée. Tout d’abord, le titre forme une figure en « Head & Shoulders » sur le RSI, ce qui contraste avec l’évolution du cours. Cette situation tend à indiquer un essoufflement du mouvement haussier. Puis le titre se contente d’évoluer durant plusieurs mois entre 3.6 et 4 euros. Pendant ce temps, le RSI marque une divergence baissière, avec un indicateur qui se rétracte en zone neutre, puis qui vient se rapprocher des 30%. La zone de neutralité est cassée et malgré une légère bulle, le titre plonge et ne parvient pas à approcher à nouveau de ses niveaux antérieurs, ce qui est confirmé une seconde fois par le passage en zone de sur-vente et la zone de neutralité qui n’est plus franchie.

Fixer des objectifs de prix

On peut également fixer assez sommairement des objectifs pricés grâce à l’étude du RSI. Grâce à la fameuse zone de neutralité (nos 50%), il est possible de repérer les supports et résistance dans les cours. En étudiant les cours passés pour le titre ou l’indice en question et en les comparant avec le RSI, on peut se faire une idée de la pertinence de l’indicateur face aux supports/résistances identifiés (si la zone de neutralité concorde avec les supports/résistances).

Face aux fluctuations du RSI, on peut donc fixer des objectifs grâce aux anciens supports ou résistances identifiés préalablement au fil de la vie du titre ou de l’indice étudié. Lors d’une tendance baissière, les précédents supports peuvent devenir des objectifs à la baisse, tandis que dans le cas d’une tendance haussière, les anciennes résistances peuvent suggérer des objectifs potentiels à la hausse. Ces objectifs sont généralement théoriques, mais dans les faits sont souvent atteints.

Par exemple, ci-dessous, après avoir préalablement identifié une ligne de support et une ligne de résistance, on peut anticiper la réalisation d’objectif grâce à l’observation du RSI :

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