Les différents états financiers

Pour commencer dans l’analyse financière, il y a plusieurs éléments qu’il est indispensable de connaître, notamment les différentes types d’états financiers, leur utilité et les éléments qu’ils apportent, la classification des activités dans une entreprise, les équations de base à savoir, le processus comptable, etc.

Tout d’abord, que sont les états financiers ? Encore une fois, une définition signée Vernimmen s’impose.

« Un état comptable est un document écrit traitant d’au moins un aspect de la situation comptable de l’entreprise. Il est donc susceptible de traiter notamment de la formation du résultat, de la situation de trésorerie, de la situation des immobilisations, des amortissements ou encore des financements de l’entreprise qui l’établit. La notion d’état financier est le plus souvent utilisée de manière plus précise pour désigner les documents essentiels établis pour juger de la situation d’une société (compte de résultats, bilan, flux de trésorerie et annexes). »

Maintenant que la définition précise est donnée, il est temps de présenter les états financiers indispensables à toute analyse (en sachant qu’il en existe d’autres, notamment dans d’autres pays où la législation est différente). Des articles à part entière seront consacrés à l’étude de chaque état financier présenté ici. On trouve :

–          Le bilan comptable (balance sheet) : c’est un document qui présente la situation financière d’une entreprise à un moment précis (on le compare souvent à une photographie du patrimoine d’une entreprise). Il indique notamment la valeur des actifs, le capital et les dettes d’une société. Le bilan se subdivise en deux grandes parties : côté gauche, l’actif, et à droite, le passif. Dans l’actif, on retrouve tout d’abord les actifs immobilisés (avec les immobilisations incorporelles, corporelles et financières, tout ce qui reste dans l’entreprise pendant plus d’un an) et les actifs circulants (qui n’ont pas vocation est rester détenus plus d’un an et qui seront donc vendus, transformés, détruits ou cédés). Dans cette partie court terme, on trouve les stocks, les créances vis-à-vis des clients, les valeurs mobilières de placement, ainsi que les disponibilités (c’est-à-dire le cash détenu). Côté passif, on retrouve les capitaux propres (capital social, réserves, résultat de l’exercice, provisions), les dettes (à long terme comme les dettes financières, à court terme comme les dettes fournisseurs et fiscales). Pour résumer, un bilan présente ce que l’entreprise possède (actif) et ce qu’elle doit (passif). Le bilan est intéressant pour étudier la structure financière, la solvabilité d’une société.

Ci-dessous, la structure d’un bilan :

–          Le compte de résultat (income statement) : on l’utilise pour estimer la rentabilité d’une entreprise. Le compte de résultat présente en deux parties (produits et charges) l’ensemble des produits (ce qui accroît la richesse de l’entreprise) et des charges (ce qui diminue la richesse de l’entreprise) générés par l’entreprise durant un exercice comptable (généralement un an). Le chiffre d’affaires est indiqué, ainsi que les produits d’autres activités, les impôts payés, les charges de personnel et les charges financières, les produits et charges exceptionnelles et d’autres sous-ensembles qu’il est important d’étudier. Un compte de résultat se subdivise en sous-parties dans les produits et les charges (avec les produits et les charges d’exploitation, financier(ère)s et exceptionnel(le)s. Les activités d’exploitation sont celles liées à l’activité de l’entreprise, à son métier, les activités financières sont liées aux opérations financières et à l’endettement de la société et les activités exceptionnelles représentent, par définition, les produits et les charges qui ne relèvent pas de l’activité courante. Le résultat net est fourni par l’égalité : ensemble des produits – ensemble des charges.

Ci-dessous, la structure d’un compte de résultat :

 

–          Le tableau de flux de trésorerie (statement of cash-flows) : c’est un état financier qui fournit de l’information sur les cash-flows générés par une société durant une période définie (généralement un exercice). Les flux sont distingués en plusieurs classes : ceux qui proviennent des activités d’exploitation de la société, ceux qui proviennent des activités de financement et ceux qui proviennent des activités d’investissement. Cet état financier peut être plus difficile à appréhender que les deux précédents et il est vrai qu’il est un peu plus complexe. Cependant le but ici n’est pas de devenir expert comptable, mais de comprendre les concepts de base sur lesquels formuler un opinion issu d’une analyse.

Ci-dessous, un exemple de structure d’un cash-flows statement :

Dans les comptes aux normes françaises, on retrouve aussi obligatoirement une annexe, dans laquelle des explications sont données concernant :

  • Certaines charges financières
  • Les actifs et passifs relevant de plusieurs postes
  • Les détails concernant les frais de développement à l’actif (dont amortissements, valeur comptable) et charges de frais de recherche.
    Les immobilisations incorporelles
  • Les primes de remboursement d’emprunts obligataires
  • Les comptes de régularisation
  • Les crédits-baux
  • Les effets escomptés non échus EENE (risque de non paiement)
  • Les provisions pour retraite
  • Les garanties (sûretés réelles)
  • Les engagements pour retraite

Il faut savoir qu’il existe de nombreux autres états financiers, moins utilisés ou non obligatoires juridiquement, dont les plus importants sont probablement le tableau de composition du capital (statement of owners’ equity) et de ventilation du résultat (statement of retained earnings). 

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