Le premier outil, extrêmement répandu et pratiquement indissociable d’un graphe, sont les volumes. Ils sont généralement représentés sous les courbes, dans un espace dédié. Les volumes sont utilisés pour estimer la conviction des opérateurs de marché (qui interviennent sur les titres donnés, c’est-à-dire que ce soit à l’achat ou à la vente) dans l’orientation des prix. Globalement, on peut si les volumes sont en hausse durant une période de progression des cours à la hausse, ceci est interprété comme un signal positif, une confirmation d’une tendance récurrente qui va en se confortant et cela laisse donc présager un potentiel de hausse encore réel. A l’inverse, si les tendances des volumes et des prix se contredisent (par exemple avec des prix à la hausse et des volumes qui vont en diminuant), ceci sera considéré comme un signal de vente ou en tous cas de « non-achat » étant donné que les opérateurs de marché se montrent de moins en moins hardis à intervenir sur le titre et donc sont de moins en moins convaincus de l’orientation à venir concernant l’actif en question.

Ci-dessous, voici un exemple de courbe avec volumes :

J’ai choisi l’évolution d’Alcatel Lucent sur 1 an, car le cours a fait preuve d’une volatilité assez conséquente. Sur la période 15/11/10 – 12/01/11, on peut voir le repli du titre se stabiliser et les volumes décroitre de manière constante. On peut aussi observer d’autres tendances de ce type à d’autres moments. Il faut aussi remarquer les périodes « d’excitation » du marché, avec des pics de volumes qui correspondent fréquemment à des retournements de tendances dont les opérateurs cherchent à profiter en intervenant fortement sur le titre.

Un autre outil assez appréciable est ce qu’on appelle RSA, pour Relative Strength Analysis. Il s’agit en fait tout simplement de comparer l’évolution d’un actif X à un proxy Y, c’est-à-dire généralement à un indice qui sert de base pour évaluer la performance de l’actif X. Par exemple, si Alcatel fait +8% sur la période Z quand le CAC 40 fait +5%, on peut estimer la performance d’Alcatel comme globalement bonne puisque le cours a surperformé le marché. Dans le cas où Alcatel fait +7% quand la variable de comparaison, toujours le CAC 40, fait +13%, dans ce cas on jugera la performance d’Alcatel médiocre : le titre a sous-performé. C’est cette comparaison qui permet de qualifier la performance d’un actif donné ; on parle de performance relative. La plupart des investisseurs, des opérateurs de marché et des gestionnaires d’actifs recherchent une bonne performance relative. Dans les périodes difficiles, une performance légèrement négative mais qui montre une bonne résistance par rapport à un marché très déprimé sera considérée comme correcte.

A contrario, les fonds, notamment les hedge funds, recherchent la performance absolue, que l’on ne va pas comparer avec le marché : l’objectif est d’avoir toujours du positif, et le plus élevé possible.

Ci-dessous, une comparaison du cours Alcatel-Lucent sur 1 an, avec le CAC 40. On voit, en observant les tendances, les périodes de surperformance (outperformance) et de sous-performance (underperformance).

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