La notion de tendance fait partie des éléments les plus importants à connaître en analyse technique. Un cours peut être considéré comme étant dans une tendance haussière, une tendance baissière, une tendance stable (neutre) ou bien aucune tendance particulière ne peut être détectable. L’analyse des tendances repose sur l’hypothèse (quasi vérifiée) selon laquelle les investisseurs agissent généralement en bande, avec un effet de masse (parfois comparé à un effet « moutons ») très fort, et que de ce fait des tendances peuvent apparaître de façon marquée et perdurer un temps suffisant pour que l’on puisse en tirer profit.

Il est bien sûr à noter que parfois, lorsqu’aucune tendance n’est détectable, il peut être très hasardeux voire impossible de se baser sur ces techniques pour anticiper les mouvements à venir.

–          Une tendance haussière sur le cours d’un actif s’observe lorsque le prix dudit actif devient de plus en plus élevé en passant par des « plus haut hauts » et des « plus hauts bas ». C’est-à-dire que les prix passent par différents supports (seuil de prix sur lequel le cours semble buter et ne pas franchir à la baisse) et résistances (seuil imaginaire de prix qui a tendance a ne pas être franchi par le cours). Généralement, lorsqu’une résistance est franchie, elle a tendance à devenir un support. Dans une tendance haussière, la demande se montre plus forte que l’offre. Pour cela, les investisseurs vont accepter de payer de plus en plus cher pour acquérir les titres. Cette forte demande indique que la majorité des intervenants du marché estime que la valeur intrinsèque de l’actif est en hausse. Voir l’exemple ci-dessous, sur lequel les canaux apparaissent :

–          Une tendance baissière, de la même manière, est marquée par des « plus haut » et des « plus bas » de plus en plus faibles. Elle est provoquée par un rush des investisseurs à la vente, qui provoque une augmentation de l’offre des titres concernés face à une demande stable ou en baisse. La tendance perdure jusqu’à ce que l’équilibre se rétablisse, généralement une fois que le prix est corrigé de manière acceptable pour que les investisseurs estiment que l’achat redevienne intéressant. Les investisseurs qui cherchent à vendre les titres vont accepter des prix de plus en plus faibles afin de s’en débarrasser, ce qui indique un opinion général négatif du marché face aux titres incriminés.

–          Nous avons évoqué plus haut supports et résistances. Que sont-ils exactement ? Un support est défini par un niveau qui « soutient » le marché, sur lequel le marché s’est déjà posé plusieurs fois par le passé, un niveau sur lequel les acheteurs sont suffisamment nombreux pour faire stopper le déclin des prix. Une résistance est l’exact contraire, un niveau sur lequel le marché a déjà buté à plusieurs reprises et sur lequel les vendeurs sont assez nombreux pour stopper l’évolution du prix à la hausse. Une notion très importante est celle du « changement de polarité » : une fois qu’un support est brisé, il devient généralement une résistance et vice-versa, comme indiqué simplement sur l’exemple ci-contre :

Les titres vont la plupart du temps commencer par buter au niveau de la résistance, pour se consolider dans les niveaux qui l’avoisinent. Finalement, le titre parvient à casser la résistance : elle est franchie. Très souvent, le titre repart à la hausse et les investisseurs positionnés à la hausse sont gagnants. Cependant dans certains cas, le titre peut hésiter et retourner sous son niveau de résistance, qui est maintenu. C’est ce que l’on appelle un faux signal.

Dans des tendances haussières, les résistances seront des niveaux à utiliser pour prendre les bénéfices. Quant aux supports, ils doivent être utilisés pour se positionner en position acheteuse.

Lors des tendances baissières, les supports seront utilisés pour prendre les bénéfices ou pour initier l’achat. Les résistances, à l’opposé, seront utiles pour initier une position à la vente (short).

L’étude des supports et des résistances a mis en évidence un niveau nettement subjectif de ces indicateurs. Souvenez-vous qu’ils sont souvent rond, mémorisables facilement (ex : les 4000 points pour le CAC 40). Mais attention aux faux signaux ! Il peut arriver que supports ou résistances soient légèrement enfoncés sans contredire la tendance. Il ne faut donc pas se baser uniquement sur ces seuls indicateurs graphiques. Ils peuvent éveiller l’attention sur des niveaux particuliers, mais il convient de toujours valider ces hypothèses par un second indicateur qui viendra corroborer l’hypothèse de départ.

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