24 Février 2014, notre objectif trimestriel (rappel : CAC-40 annoncé à 4,400 points d’ici fin mars, note trimestrielle T1-2014) est atteint, avec l’indice vedette français qui clôture à 4,419.13 points (+0.87%). Le SBF 120 et les CAC all tradables ne sont pas en reste respectivement à 3,446.83 (+0.85%) et à 3,375.00 (+0.85%).

Du côté des places étrangères, du vert partout à part en Asie, avec Londres qui a clôturé à 6,865 points (+0.41%), Francfort à 9,709 points (+0.54%) et les US qui sont bien orientés en clôture (+0.69% pour le Nasdaq, +0.62% pour le S&P avec un nouveau record en séance et +0.64% pour le DJIA).

En comparaison avec les autres indices, le CAC-40 a pour le moment très bien performé avec un rendement depuis le 01/01 de +2.87%, en tête des différentes places évoquées ci-dessus à l’exception du Nasdaq et devant le FTSE et le DAX. A noter les excellentes performances des marchés italien, belge, suisse et canadien. Et des déceptions en Asie notamment à Hong-Kong (dans le sillage de la fin d’année 2013) et au Japon (doutes grandissants sur la capacité du pays à renouer durablement avec la croissance et sur les ‘Abenomics’).

Réaliser un objectif, c’est bien. Mais à présent comment se positionner et qu’anticiper ?

Tout d’abord, nous pensons que les principaux drivers n’ont pas changé et ils sont peu nombreux. Certes, la saison des résultats a diffusé de belles performances, notamment sur les banques françaises, sur l’énergie et sur l’auto et les actions sont globalement les seuls actifs sur lesquels dégager un return décent (dans un contexte de taux faibles et de politiques des banques centrales encore très accommodantes surtout en Europe), mais ceci ne peut suffire à expliquer la hausse surtout après les rallyes de 2013 sur de très nombreuses places. Les risques restent importants : tensions sur les émergents dont le « miracle » vanté depuis des années s’est transformé en doutes (à l’exception peut-être de la Chine qui envoie toutefois des signaux de ralentissement), valorisations importantes avec des PER élevés, rumeurs de nouvelle dotcom bubble aux USA (dernier évènement en date : l’acquisition de Whatsapp par Facebook), reprise incroyablement poussive en Europe (il faut dire que la France pèse de tout son poids vers le bas), tapering de la Fed qui va probablement s’accentuer et rumeurs de relèvement des taux dès la fin de l’année, inflation proche de zéro en zone euro…

Vous l’aurez compris, prévoir l’évolution des marchés dans un tel contexte est un exercice compliqué, voire une gageure si l’on est dans l’optique d’investissement internationaux au vu de la volatilité des devises (et de cet euro qui devrait se déprécier mais qui persiste à rester perché sur les 1.37 USD).

Au niveau du CAC-40 pour faire simple, voici la situation.

Pivot sur les 6 derniers mois autour de 4,255 points, supports à 4,325 points, 4,145 points, 4,105 points et surtout 4,080 points, sans compter le nouveau seuil psychologique des 4,400 points, et prochaine grande résistance à 4,500 points. Le RSI est cher notamment le 9, mais le MACD est bien orienté de même que les moyennes mobiles.

Ce qui nous pousse à la prudence : RSI 14 devenant cher à 69-70, peu de drivers à la hausse. Retour possible sur les MM à 4,230 points théoriquement possible. Cours de clôture très proche du Bollinger supérieur.

Notre scénario privilégié : la hausse soutenue de ces derniers jours ne peut être durable sans que l’indice de reprenne sainement son souffle sous les 4,400 points. D’ici la fin du trimestre, nous réitérons notre vision d’un CAC-40 proche de ce niveau. La tendance de court-terme est positive, stable à moyen-terme.

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