Le CAC 40 évolue dans une tendance peu claire et dans un climat assez calme étant donné le peu d’opérateurs présents ce qui est matérialisé par des volumes faibles depuis une bonne dizaine de jours.

On sent que les acheteurs restent bien présents mais il suffit d’une toute petite mauvaise nouvelle pour faire basculer la balance. Cette tendance haussière assez importante qui a vu le CAC revenir à des niveaux inédits depuis fin mars (clôture ce jour à 3,488.38 points et +0.23%), apparaît comme fragile. Elle repose sur plusieurs espoirs, majoritairement tournés vers les politiques des banques centrales (Fed et BCE en première ligne bien évidemment). Ce qui sous-tend la hausse est assez particulier : les résultats d’entreprises et la conjoncture sont mitigés, ce n’est pas assez mauvais pour entraîner un pessimisme et un basculement de la balance en faveur des vendeurs, mais ces résultats ne sont pas assez bon non plus pour exclure une intervention des banques centrales de par des mesures non conventionnelles comme des rachats massifs de dettes souveraines par la BCE par exemple.

Une rumeur du jour laisse aussi entendre qu’une partie des fonds européens débloqués pour recapitaliser les banques espagnoles (qui auraient besoin de 60 milliards d’euros) seraient aussi utilisés pour racheter de la dette du pays.

Du côté des Etats-Unis, les indicateurs de la journée ne sont pas mauvais. Le moral des ménages américains s’améliore au mois d’août selon l’indice préliminaire de confiance UMich à 73.6, au dessus du consensus des économistes à 72.2. L’indice composite des indicateurs avancés du Conference Board a également rebondi de 0.4% en juillet après une baisse du même ordre en juin, alors que le consensus ne s’attendait qu’à une hausse plus modérée de 0.2%.

En Chine, le premier ministre Jiabao a aussi déclaré que l’apaisement de l’inflation dans son pays pourrait bientôt permettre un ajustement de la politique monétaire (probablement via un ajustement des taux directeurs) afin de soutenir la croissance, ce qui impacte directement la zone Asie et le reste des économies.

Enfin, Angela Merkel, en visite au Canada a annoncé à Ottawa qu’elle ferait tout ce qui serait nécessaire pour défendre la zone euro, appuyant du même coup les déclarations récentes de Mario Draghi. La zone euro reste correctement orientée au passage : l’excédent commercial a doublé entre mai et juin, à près de 15 milliards d’euros grâce à des exportations en hausse de 2.4% pour des importations stables, on peut peut-être y voir là les premiers effets de la dépréciation de la monnaie unique continentale.

Attention toutefois. Les cours sont actuellement tirés vers le haut dans les pays développés grâce aux espoirs d’une action des banques centrales en septembre. Gare au contrecoup donc si ces espoirs étaient déçus, même si la crise en zone euro semble s’apaiser, le passé montre que tirer un trait est loin d’être évident. Trop l’ont fait et trop tôt.

Du côté des valeurs, Peugeot a tiré le CAC aujourd’hui avec une progression de 5.30% à 7.00 EUR, sortant de ses plus bas. Vallourec, Alcatel et les financières ont également bénéficié d’une bonne séance. La lanterne rouge est Sanofi à -2.20%.

Sans figure spécifique au niveau des bougies et au vu du niveau du RSI très élevé, avec également un stochastique clairement suracheté, mais toutefois qui se maintient au dessus de la ligne des 80 ce qui pourrait souligner un prolongement de la tendance haussière même si celle-ci reste fragile. Dans ces conditions, nous sommes acheteurs à court terme, c’est-à-dire jusqu’à la fin août sur l’indice.

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