Le premier problème que rencontre généralement un investisseur est : dans quoi investir et comment ? En effet, lorsqu’on investit dans des actifs séparément, un problème qui peut être grave se pose, lorsque l’on met tous ses œufs dans le même panier, ce qui est risqué en cas de retournement du marché qui affecterait l’actif qui a été choisi pour investir. Par rapport au rendement attendu, le risque serait énorme.
C’est notamment pour cela que l’on a commencé à constituer des portefeuilles (portofolios), afin de justement ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, de bénéficier des avantages de la diversification et de réduire le risque en étalant les investissements sur plusieurs actifs de différentes classes. Pour cela, il existe de nombreuses stratégies, qui ne se valent pas toutes, notamment pour la simple et bonne raison que chaque type d’investisseur a des besoins spécifiques et des contraintes qui le caractérisent.
Les principaux attraits d’un portefeuille sont les suivants :
– La diversification afin de limiter les dégâts : la diversification, au travers d’un investissement dans un portefeuille, aide les investisseurs à éviter de subir des pertes désastreuses. Pour illustrer ceci, il suffit de comparer, pour coller à l’actualité, le titre société générale avec le cours du CAC 40. Voyez plutôt :

Il est assez clair ici, en observant le graphe, que l’investisseur dans un portefeuille (ex : le cac) a pu limiter ses pertes par rapport à celui qui était concentré sur un seul actif (ici le titre SocGen). Ainsi, un portefeuille permet de limiter les pertes.

– La réduction des risques : en plus de protéger les investisseurs contre les très fortes pertes, les portefeuilles limitent la volatilité, c’est-à-dire le risque, tout en offrant généralement des rendements équivalents. De ce fait le couple rendement/risque est d’une bien meilleure qualité que pour la plupart des investissements réalisés dans un actif seul. Il y a cependant une condition : les différents actifs composant le portefeuille ne doivent pas se comporter de la même manière, c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas être positivement corrélés (les notions de coefficient de corrélation, de covariance, de mesure de la volatilité avec la variance et l’écart type (standard deviation) seront analysées ultérieurement).

Qui utilise la gestion de portefeuille ? Les clients sont variés, il peut s’agir de clients particuliers (généralement aisés) ou d’institutionnels, parmi lesquels on trouve les fonds de pension, les university endowments, les compagnies d’assurance, les sociétés d’investissement, les banques…
Il est aussi important de connaître les étapes de la construction d’un portefeuille.
1. L’analyse des besoins. En fonction des contraintes du client, les actifs à sélectionner ainsi que les styles de gestion vont varier. Le portefeuille doit donc être adapté à l’investisseur.
2. La construction. C’est la seconde étape, dans laquelle les actifs vont être sélectionnés et le portefeuille construit en allouant des pondérations si besoin est entre les différentes classes d’actifs qui seront incorporés dans le portefeuille. Pour la sélection des actifs, deux approches existent : l’approche « Top Down » consiste à considérer en premier lieu le niveau macroéconomique pour ensuite se concentrer, comme dans un entonnoir, vers les industries et les marchés supposés fournir des rendements intéressants, pour ensuite sélectionner des actifs au sein de ces industries. L’approche « Bottom Up » est le contraire, avec une concentration de prime abord sur les aspects microéconomiques, les actifs à fort rendement, avec une analyse des spécificités des entreprises. Les tendances macroéconomiques passent au second plan.
3. Le feedback. Lors de cette étape, on fait état de la performance effective du portefeuille en la mesurant, après un laps de temps donné. Si besoin est, les proportions et les pondérations seront revus et le portefeuille rebalancé.

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