Durant un cours de finance, pour une présentation, j’avais conçu cette image afin de présenter les composantes d’une « brokerage firm » à des étudiants qui n’avaient pas encore choisi leur orientation.

Cet article a pour but de présenter de manière simple les différents services et fonctions au sein des entités particulières que sont les brokers, qui peuvent être indépendants ou incorporés au sein de banques ou de sociétés d’investissement.

La distinction principale se fait entre le front office, le middle office et le back office.

Le front office a l’avantage de traiter directement avec les clients. Il est lié aux fonctions les plus prestigieuses, offre les métiers les mieux rémunérés et c’est le front office qui génère également le plus de profits. Au sein du front, on retrouve les analystes financiers (analyse fondamentale, analyse technique mais aussi quantitative, avec les « quants »), les sales qui sont les vendeurs des produits et instruments financiers, les traders qui peuvent prendre des positions sur le marché et parfois les salestraders qui ont un accès à la fois aux clients et aux marchés comme les traders.

Le middle office fait la liaison entre le front et le back. En middle office, les métiers sont toujours très liés à la finance, on retrouve par exemple le middle office facturation, contrôle des risques, matching des positions, vérification des commissions, etc. Ce sont des métiers qui restent assez techniques.

Enfin, le back office regroupe des fonctions généralement considérées comme plus administrative. Il existe de nombreux back offices : comptabilité et tenue de compte, KYC (pour Know Your Customers, service chargé de l’on-boarding des nouveaux clients et de la mise à jour des informations les concernant pour éviter tout risque de compliance), vérification des contrats, services juridiques, contrôle des risques opérationnels, etc.

Entre ces entités et les trois autres sur la droite du schéma (indiquées à titre indicatif et pas forcément exhaustif), il existe des murailles de Chine (Chinese Wall), qui sont des barrières destinées à éviter que les informations confidentielles et privilégiées émanant notamment des départements d’ECM (recherche actions) et du corporate brokerage ne se répandent auprès du front, afin d’éviter tous délits d’initiés et/ou conflits d’intérêts (par exemple, un conflit d’intérêt peut exister si un sales a vent de telle ou telle opération concernant un titre qu’il distribue et qui lui ferait changer d’opinion sur ce titre. Vis-à-vis de la banque et donc de ses bonus, cela pourrait être plus rentable de continuer à distribuer le titre mais si l’information privilégiée qu’il a reçu indique une forte dégradation de la qualité de l’entreprise émettrice des titres, continuer la distribution selon les précédentes recommandations serait préjudiciable pour les clients).

Enfin, pour conclure, il existe aussi un département compliance et business ethics, destiné à faire respecter les règles édictées par les autorités de régulation et à vérifier la stricte application de l’éthique et de l’objectivité de la part des opérateurs qui doivent toujours défendre les intérêts du client en priorité.

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